Lorsque Dieu vient bousculer ta vie

Actualité du 07 juin 2026

Un sujet délicat

Je ne sais pas pour vous, mais je trouve toujours cela très difficile de parler de Dieu. J’ai pris l’habitude d’utiliser d’autres termes tels que la Conscience, le principe universel ou la Source pour parler de Dieu, mais en fin de compte, c’est bien de Dieu et de lui seul dont je vous parle tout le temps.

Je trouve que mettre le mot « Dieu » est un véritable défi à relever, car ce mot est vraiment le support de nombreuses confusions et projections erronées. Ce même mot, pour tous, peut signifier bien des définitions propres à chacun. La façon dont Dieu est entendu et reconnu peut malheureusement, encore aujourd’hui, générer beaucoup de violence, de jugements et de débats. L’intention de ce post n’est pas d’entrer dans le débat, c’est justement de s’élever par-delà.

Pourquoi parler de Dieu ?

Mon intention aujourd’hui à travers ce message est de venir clarifier afin de nous permettre d’entendre plus en profondeur certains enseignements transmis sur Terre. Dieu, tel qu’il est abordé dans ce post, n’a rien d’une figure religieuse ou d’une image personnifiée (même s’il n’y a aucun jugement vis-à-vis de cela). Il est plutôt à entendre comme un principe créateur, un principe qui insuffle la vie et qui assure son maintien, notamment grâce à une grande loi universelle : la loi de l’Amour.

La première question intéressante à se poser au sujet de Dieu est la suivante : quelle est la première image, le premier mot ou la première sensation qui me vient intérieurement lorsque je pense à « Dieu » ou lorsque je laisse résonner le mot « Dieu » à l’intérieur de moi ?

Dieu, ça te parle de quoi ?

Pour la majorité des personnes, Dieu est associé de façon très spontanée à un champ des possibles très élargi :

Une religion (représentée par les chrétiens, les musulmans, les juifs…) ; • Une figure religieuse, mais qui n’est pas forcément appréhendée ou vécue depuis le siège de la religion (Jésus, Bouddha…) ; • Une image personnifiée (un être cher, la nature, l’univers…) ; • Une sensation (l’amour, la douceur…) ; • Un champ lexical souvent abstrait et conceptuel (le Créateur, la Source…) ; • Une pratique (la prière, la méditation…) ; • Des lieux symboliques (les églises, les temples…).

Peu importe ce qui est là, ce qui compte, c’est d’en prendre conscience et parfois il n’y a rien du tout (et cela n’est pas grave).

Un partage personnel

Me concernant, j’ai pendant une très longue partie de ma vie associé Dieu à Jésus. Dans mon système de pensée, Jésus, c’était la religion. Et la religion, c’était « une grande supercherie », c’était « le mal » responsable d’une grande partie de la violence sur Terre. Ne me jugez pas, ceci était une vision très erronée, mais je n’en avais pas conscience.

J’expose cet exemple pour arriver à une conclusion qui me semble très importante et utile pour tous : pendant tout ce temps, et cela de façon totalement inconsciente, Dieu était responsable du mal sur Terre. Cela n’était pas mental, c’était complètement kinesthésique et plus fort que moi. Par exemple, lorsque j’entrais dans une église ou dans un cimetière, j’avais toujours des élans de colère spontanés : rythme cardiaque qui s’accélère, pensées de séparation, jugements…

Une prise de conscience

En me coupant ainsi de Dieu comme représentation que j’en avais dans mon système de croyances, je m’étais aussi coupée, sans le savoir, de Dieu comme principe créateur et source de vie. C’est cela que j’ai mis du temps à conscientiser.

C’est simple, je vivais une vie sans élan profond, sans aspiration réelle, sans direction. Je ne vous parle pas de ma vie d’avant où je n’avais aucune ouverture spirituelle, je vous parle également de ma vie d’aujourd’hui avec cette ouverture intérieure. Lorsque j’animais des stages, je me demandais toujours s’il fallait que je continue ou que j’arrête, quel était finalement le sens de tout cela ? Pourquoi aider des Occidentaux avec des problèmes de riches alors que la moitié de la population mondiale crève de faim ?

Le mal être contemporain

Je ne savais pas à cette époque que le problème n’était pas lié à ce que je faisais, mais bien plus à cette profonde fragmentation de mon être en le faisant. Je ne savais pas qu’en étant coupée de Dieu, j’étais finalement coupée de ma propre essence divine, de la Foi et du sens profond de toute chose. Comme beaucoup de personnes, je ne savais tout simplement pas cela.

Pendant longtemps, j’ai donc couru après la vie qui n’était « jamais assez » à mes yeux. Une vie coupée de Dieu n’est jamais assez bien, assez riche, assez accomplie, assez consciente… Cela conduit à un mal-être profond, un « mal-être » qui exprime de façon subtile cette difficulté à être ce que nous sommes, cette négation et non-reconnaissance de la Présence divine qui nous habite.

J’ignorais tout cela

Ce que je ne savais pas également, c’est que pendant tout ce temps, Dieu ne m’avait jamais quittée. Ce que nous sommes est toujours là et attend secrètement qu’on le reconnaisse enfin. Dieu n’est pas à trouver et encore moins à chercher, il est là car nous le sommes également. Il y a juste à l’intérieur de nous un système de croyances, souvent inconscient, qui nous coupe de cette Présence, mais cette Présence ne s’est jamais coupée de nous.

Alors progressivement et avec une douceur infinie, j’ai appris à rouvrir les portes de ce Royaume intérieur. Comment j’ai fait ? Peu importe comment faire, car la question n’est pas là. Alors, comment être ? Peu importe comment être, car la question ne demeure pas là non plus. Ce qui m’a été offert à entendre, c’est que la question ne se loge pas dans une polarité, elle réside dans le centre, dans le cœur.

Un effort quotidien

On peut prier sans cœur, méditer sans attention, tout comme on peut prier avec cœur et attention. La réponse n’est ni dans le faire, ni dans l’être, elle demeure dans l’être en faisant. Ce juste mariage est le seuil de la porte qui conduit à ce Royaume.

Restaurer l’équilibre en soi n’est pas une mince affaire, c’est un effort du quotidien. Nous sommes complètement et inconsciemment totalement imprégnés d’un système de croyances et de pensées qui est bâti sur l’illusion de la séparation. Nous vivons dans un monde bâti sur le concept du « mais » et nous sommes souvent persuadés, sans vraiment le conscientiser, qu’il y a une bonne et une mauvaise manière de vivre sa vie, de penser, de créer… Tout est bâti sur cette illusion du « bien » et du « mal », que l’on soit spirituel ou non d’ailleurs.

L’illusion de la séparation

Dire que cela est bien de couper les liens toxiques avec sa famille est exactement la même chose que de dire que « tout cela, ce n’est qu’une connerie de plus pour faire planer les gens ». La séparation a tellement pris la place de Dieu que nous prenons cette séparation pour une norme sociale parfaitement logique.

Par exemple, c’est devenu normal de compartimenter vie professionnelle et vie personnelle, de prendre soin des autres puis de prendre soin de soi. Comme si le monde était ainsi. Mais enfin, heureusement que l’on peut prendre soin des autres tout en prenant soin de soi, tout comme heureusement que vie personnelle et vie professionnelle ne font qu’un.

C’est bien ce système intérieur qui, aujourd’hui, commence à trembler pendant que nous pensons encore que la fin du monde approche.

Un grand mensonge

Alors voilà pourquoi il me semblait important de vous parler de Dieu aujourd’hui, car s’il y a bien une chose qu’il est urgent de reconnaître, c’est que se couper de Dieu, c’est se couper de ce que nous sommes en profondeur.

Tout ce que nous vivons sur Terre actuellement est juste là pour nous montrer à quel point nous nous sommes coupés de notre Essence divine.

Le plus grand mensonge est encore celui de croire que Dieu a besoin de la religion pour être (même si la religion n’est pas le problème en soi, c’est le système de croyances qui enferme). Il est important de reconnaître également qu’il est possible d’aimer Jésus d’un amour infini sans pour autant se reconnaître ou adhérer à une quelconque forme de religion, car Jésus n’est pas la religion, c’est un homme pleinement habité par Dieu.

Dieu est toujours et partout

Dieu n’est pas la religion. Dieu est partout et en toute chose, à commencer par nous-mêmes. Dieu est notre essence avant notre histoire, avant notre passé, avant notre vie, avant notre karma, avant notre âme. Dieu est la semence éternelle de tous les êtres. Ceci est très profond à réaliser, car il est difficile d’imaginer qu’avant toute chose, c’est bien Dieu que nous rencontrons.

Dieu est la réponse au grand mystère de notre incarnation, de la vie sur Terre et dans l’Univers, et de toutes nos questions existentielles. En Dieu, les réponses apparaissent, car c’est à l’origine même qu’il nous faut remonter pour entendre son murmure.

Et tout le monde a déjà expérimenté et ressenti Dieu en son cœur.

L’expérience de Dieu

Lorsqu’une rencontre a lieu dans votre vie et qu’elle vient bousculer le sens de votre existence ; • Lorsqu’un événement ou une situation change totalement le cours de votre vie ; • Lorsqu’une émotion profonde vous traverse sans raison apparente ; • Lorsque votre journée semble se dérouler d’elle-même avec fluidité, harmonie et sans aucun effort ; • Lorsque vous êtes perdu dans vos pensées et que vous croisez cette personne qui vous sourit ; • Lorsqu’il vous arrive une chose qui n’était pas prévue et que vous réalisez par la suite que c’est cet événement qui vous a sauvé la vie…

Tout cela (et bien plus encore) est l’œuvre de Dieu.

Une expérience commune

Tout le monde goûte à la Présence de Dieu au moins une fois dans sa vie, mais peu de personnes sont encore capables de reconnaître sa main à l’œuvre. Prendre conscience de la « main divine » est une étape intérieure fabuleuse à vivre.

Bien évidemment, il ne s’agit en aucun cas de tout ramener à cela et d’en faire un objet de sacralisation personnelle. Apprendre à reconnaître la main divine au quotidien, c’est réaliser que nous ne sommes jamais seuls, même lorsque nous en sommes persuadés. C’est réaliser que nous sommes toujours soutenus, guidés et aimés, même lorsque nous ne ressentons rien.

Reconnaître la main divine n’a rien de religieux ou de spirituel, il s’agit d’un pas intérieur en direction de soi.

La main divine

Ce que nous reconnaissons est ce que nous semons et cultivons quotidiennement. Bien sûr que l’on peut passer sa vie à se dire que tout cela nous emmerde, mais on peut aussi apprendre à faire un pas de côté pour réaliser que sans toutes ces expériences, mêmes douloureuses ou difficiles, nous ne serions probablement pas là à lire ce message aujourd’hui.

En ce sens, reconnaître la main divine à l’œuvre dans nos vies, ce n’est pas uniquement regarder ce qui est beau en apparence, c’est aussi apprendre à embrasser ce qui est laid, ce qui nous déplaît, ce qui nous fait chier ou ce qui empêche les choses de tourner en rond.

Cette main est également celle qui parfois nous retire ce qui compte le plus à nos yeux.

Lorsque tout s’effondre

Nous vivons tous des périodes de doute, de deuil, de mort symbolique, d’effondrement ou de souffrances intérieures. Au cœur de ces expériences, il est courant de se sentir abandonné et de se demander ce que nous avons bien pu faire pour mériter tout cela.

Reconnaître la main divine à l’œuvre dans nos vies, c’est entendre en son cœur et avec profondeur que c’est cette main aussi qui agit dans ces moments, même si nous n’en comprenons que très rarement le sens sur le moment.

Reconnaître la main divine n’a rien d’une démarche de facilité, c’est l’acte de foi le plus grand que nous puissions accomplir ici-bas.

Tisser un lien en Dieu

Celui qui a appris à reconnaître Dieu dans sa vie est libre intérieurement, car c’est en son sein qu’il se recueille, c’est à lui qu’il se confie, c’est en lui qu’il demeure. Tisser un lien profond et durable en Dieu est finalement la définition de l’éveil, de l’illumination ou de l’accomplissement que tant d’êtres cherchent encore aujourd’hui à « atteindre ».

Mais lorsqu’il s’agit de Dieu, il n’y a rien à devenir, il n’y a rien à atteindre, il y a juste à être en son sein. Le reconnaître, tous les jours, comme faisant partie intégrante de nos vies est probablement la première étape qui nous conduit en sa direction. Si nous comprenons ce grand principe, alors il y a fort à penser que tout le dessin de notre vie change, alors que rien n’a changé.

Concrètement parlant

S’exercer à reconnaître la « main divine » au quotidien est le point de départ du cheminement intérieur, et c’est l’étape la plus difficile à vivre car elle suppose de s’élever au-delà de la notion de « bien » ou de « mal ».

En ce sens, s’exercer à reconnaître Dieu n’est pas une pratique de gratitude pour remercier tout ce qui est positif dans notre vie. Cela prend bien plus la forme d’une reconnaissance douce, passive et progressive de Sa Volonté comme l’expression du sens le plus profond de notre vie, que cela soit positif ou négatif.

« Que ta volonté soit faite et non la mienne » est une façon profonde de commencer à se rapprocher, tout en douceur, de Dieu.

Pour conclure

Lorsque l’on se rapproche de Dieu, alors tout ce que nous pensions être s’effondre pour laisser place à une évidence qui ne se nomme pas, qui ne se démontre pas, qui ne s’explique pas, mais qui se vit et s’incarne dans l’éternel présent.

Le présent est alors reconnu comme la Demeure de Dieu. Le présent n’a rien de compliqué, n’a rien d’une affaire religieuse, n’a rien d’un travail sur soi, n’a rien d’une connaissance particulière. Le présent est aussi simple que Dieu. Finalement, il est sous nos yeux tous les jours, mais personne ne le voit…

Avec tout mon amour.

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