Et si une autre voie était possible ?
Message du 08 octobre 2026
Lorsqu'il s'agit d'agir pour le monde, il est assez courant de s'appuyer sur une pensée de séparation entre le « faire » et l'« être ».
D'un côté, vous allez retrouver des personnes qui placent l'action comme point de départ du changement de paradigme. Depuis ce point de vue, si nous ne faisons rien, rien ne va changer, donc en cela, il faut agir pour faire changer les choses.
Placer l'action comme point de départ, c'est bien trop souvent entrer dans une forme de lutte, de combat, de séparation. L'action en elle-même est utile, vertueuse et belle en apparence, mais elle produit des conséquences délétères pour l'individu qui la mène : enfermement, colère, frustration, impuissance, dépression, incompréhension...
De l'autre côté, vous allez retrouver des personnes qui placent l'être comme point de départ du changement de paradigme. Depuis ce point de vue, si nous n'apprenons pas à développer notre conscience, à travailler sur nos blessures et nos croyances, à nous remettre en question intérieurement, alors rien ne va changer. Ici, il est question de soutenir l'adage suivant : le changement de paradigme viendra uniquement d'un changement intérieur.
Le problème avec cet état d'esprit, c'est qu'il conduit bien trop souvent à un désengagement vis-à-vis du monde : on éteint sa télé, on vit dans des environnements privilégiés, on se met à la marge de la société, on travaille depuis chez soi et, petit à petit, on s'enferme dans une forme d'égocentrisme qui place l'individu (et non sa conscience) comme point de départ.
De cela jaillit tôt ou tard une perte de sens profonde qui agit très sournoisement derrière un ensemble de croyances qui soutiennent l'idée que, de toute façon, le monde dans lequel nous vivons est pipé et que d'y jouer, c'est le renforcer.
Et puis souvent, le débat s'arrête là. Voici le résultat de la pensée binaire, celle qui sépare et compartimente la vie.
Le véritable problème, ce n'est pas tant d'agir à l'extérieur (le faire) ou à l'intérieur (l'être), c'est plutôt de passer son temps à opposer ces deux tendances.
Une troisième voie est possible, c'est celle qui rassemble les polarités pour laisser éclore le centre, l'équanimité et l'équilibre en soi. Cette voie, c'est celle où l'on apprend à être tout en agissant. C'est celle où l'action bâtit notre intériorité et forge notre conscience. C'est celle où nous n'avons pas besoin de choisir un camp : faire ou être. C'est celle qui rassemble les cœurs et restaure le lien entre des individus qui se pensaient séparés les uns des autres alors qu'ils n'étaient finalement que séparés d'eux-mêmes.
Cette troisième voie est celle de l'espérance. C'est cette voie que je nous invite à marcher dès maintenant.
De tout coeur,
Charlotte.
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